Jeanne Cordelier gjorde sin litterära debut 1976 med romanen La Dérobade (på svenska Utbrytningen) som hyllades i fransk press. Här vittnar fem franska röster om författarens mottagande.(Kommer: recensioner av andra böcker samt översättning till svenska - och inte minst recensioner från svensk press)
Katia D. Kaupp, Le Nouvel Observateur : "Accrochez-vous pour lire son livre (...) et respirez bien, car vous pourriez hurler - mais lisez-le ! "
Jacques Cellard, Le Monde: "Jeanne Cordelier [...] écrit solidement: une belle langue verte très classique, très dense, qui ne recherche pas les effets, mais qui les trouve, une vocabulaire sans défaut, un souffle à rendre jaloux Hadley Chase. Les 'caves' que nous somme, pas affranchis, doivent 'gamberger' serré pour suivre un récit dans lequel Villon, je crois, se retrouverait mieux que nous. [...] Mais, différence qui signe déjà grande dame de la plume, si les mots sont d'une autre langue, la syntaxe elle, est bien la nôtre, maniée avec une sûreté étonnante. "
Jean-Jacques Brochier, Magazine littéraire: " La Dérobade est un livre fantastiquement vivant, construit, rapide, sans spectaculaire toc, juste de ton. On y trouve de découragement comme la vitesse du sentiment, la colère et la soumission, l'amour et la haine, tout ce qui fait un être humain en somme [...] La passion, c'est celle de dire, de tout dire. Sans surenchère de mauvais goût, mais sans modération. Le livre se fait une force de sa longueur, de son poids. D'une certaine majesté, ampleur de son déroulement. Rien de superflu, d'exagéré, de redondant, rien de plat non plus ne vient arrêter l'intérêt, poser l'agaçante question de sa propre nécessité. C'est que le livre prouve le mouvement en marchant, répond sans cesse lui-même à cette question qu'il ne laisse pas au lecteur le temps ni la raison de poser: il est nécessaire. [...] La Dérobade est un livre qui restera. "
Yvan Audouard, Le Canard enchaîné : " Jeanne Cordelier a quelque chose en plus [...] Un petit rien, un détail. Une broutille: c'est un grand écrivain. "
Nicole Savouillan, Libération : " Lorsqu'on lit 'La Dérobade', on se retrouve avec une femme-sœur, une femme que l'on a envie presque d'être et que l'on a toutes été un peu."
